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Catalogne romane_Monastères, abbayes, prieurés

Arboussols_Prieuré de Marcevol XIIe-XIVe

Première mention connue : 1129

Le séisme de 1428, qui fit de nombreux dégâts en Catalogne, endommagea une grande partie des bâtiments ; leur reconstruction fut entreprise les annèes suivantes.

En 1489, l'Ordre des chanoines réguliers du Saint-Sépulcre dont dépendait le prieuré est dissous par le pape ; il est transféré à la communauté des prêtres de Vinça qui l'administre jusqu'à la Révolution française. Il sera alors vendu comme bien national et converti en exploitation agricole. 

Le prieuré est racheté en 1972 par un particulier, avec la volonté d’en faire un lieu culturel. L’Association du Monastir de Marcevol créée la même année entreprendra les premiers travaux de restauration par les membres de l’association, avec l’appui de professionnels (historiens, archéologues, etc.) bénévoles et des habitants, qui dureront jusqu'en1987. Actuellement, l'association devenue Fondation (reconnue d'utilité publique) organise des rencontres et échanges sur l’actualité culturelle du territoire, elle accueille des classes de découvertes ainsi que des formations et des actions de sensibilisation des différents publics à l’environnement et à l'agroécologie.

Arboussols_Prieuré de Marcevol XIIe-XIVe
Arboussols_Prieuré de Marcevol XIIe-XIVe
Arboussols_Prieuré de Marcevol XIIe-XIVe
Boule d'Amont_Prieuré de Serrabone XIe

Mention la plus ancienne connue : 1069

Surtout connu pour sa magnifique tribune en marbre rose et son cloître dont les chapiteaux sont ornés de superbes sculptures représentant le bestiaire symbolique caractéristique de l'art roman. 

L'église est construite en deux temps. La nef étroite voûtée en berceau correspond à la première construction. Lui sont ensuite rajoutés un clocher, un collatéral nord, un transept muni d'absidioles et un chevet semi-circulaire, ainsi que les bâtiments monastiques : Le cloître, à une seule galerie en raison du rocher abrupt, donne accès à l'ouest au monastère, construction massive à trois niveaux. 

L'apogée du prieuré est de courte durée (les troubles commencent aux XIIIe et XIVe siècles) ; le pape le sécularise en 1593, il est alors rattaché à l'évêché de Solsona ; il devient une simple église paroissiale et tombe lentement dans l'abandon et l'oubli. Classé au titre des monuments historiques en 1875, et devenu propriété de Henri Jonquères d’Oriola, des travaux de restauration sont entrepris dès 1906 et se poursuivent tout au long du XXe siècle. En 1956 le département des Pyrénées-Orientales fait l'acquisition du site et en assure depuis la gestion. 

Sylvain Stym-Popper rend à l’église du prieuré ses dimensions d’origine en reconstruisant la partie effondrée. Il reconstitue la façade occidentale(1969) ; en 2014, la balustrade de la tribune est reconstituée à partir des fragments conservés ou retrouvés. 

Boule d'Amont_Prieuré de Serrabone XIe_Le cloître
Boule d'Amont_Prieuré de Serrabone XIe_Le cloître
Boule d'Amont_Prieuré de Serrabone XIe_Le cloître
Boule d'Amont_Prieuré de Serrabone XIe_Le cloître
Boule d'Amont_Prieuré de Serrabone XIe
Boule d'Amont_Prieuré de Serrabone XIe
Boule d'Amont_Prieuré de Serrabone XIe
Boule d'Amont_Prieuré de Serrabone XIe
Boule d'Amont_Prieuré de Serrabone XIe
Casteil_Abbaye Saint-Martin du Canigou Xe

La première mention connue date de 997. Ancien monastère de moines bénédictins fondé au XIème siècle par Guifred IIcomte de Cerdagne. Sérieusement ébranlé par le séisme du 2 février 1428 en Catalogne (nombreux bâtiments détruits, clocher écrêté...), entraînant de très longs travaux de reconstruction.

En 1791, l'abbaye est fermée, ses moines dispersés et tous ses bien éparpillés, les bâtiments transformés en carrières de pierres, les châpiteaux du cloître et les sculptures pillés...

Ce n'est qu'au début du XXe siècle que l'évêque Mgr de Carsalade du Pont, entreprend la reconstruction du monastère (dont il ne restait pas grand chose...).

L'église abbatiale est caractéristique de l'Art roman primitif en Roussillon, qui constitua un tournant majeur dans l'architecture de cette époque. 

Casteil_Abbaye Saint-Martin du Canigou Xe_Cloître
Casteil_Abbaye Saint-Martin du Canigou Xe_Cloître
Casteil_Abbaye Saint-Martin du Canigou Xe_Cloître
Casteil_Abbaye Saint-Martin du Canigou Xe_Cloître
Casteil_Abbaye Saint-Martin du Canigou Xe_Cloître
Casteil_Abbaye Saint-Martin du Canigou Xe_Cloître
Casteil_Abbaye Saint-Martin du Canigou
Casteil_Abbaye Saint-Martin du Canigou_Tombe de la comtesse Elisabeth, 2ème epouse du comte Guifred de Conflent
Casteil_Abbaye Saint-Martin du Canigou Xe_Crypte en sous-sol
Casteil_Abbaye Saint-Martin du Canigou Xe_Crypte en sous-sol
Casteil_Abbaye Saint-Martin du Canigou Xe_Crypte en sous-sol
Casteil_Abbaye Saint-Martin du Canigou_Tombe de la comtesse Elisabeth, 2ème epouse du comte Guifred de Conflent
Codalet_Abbaye Saint-Michel de Cuxa

Demeure des moines bénédictins depuis 878, il s'agit d'un ensemble architectural exceptionnel (X°-XII° siècles) avec son abbatiale, une des plus grandes et plus significatives églises pré-romanes d'Europe, son clocher roman lombard, sa crypte du XI° et son cloître roman du XII°en marbre rose de Villefranche...

Son histoire est mouvementée : L'abbaye est vendue comme bien national en1791, et l'ensemble des bâtiments tombe peu à peu en ruines, ses éléments dispersés à tout va. Le cloître est vendu, chapiteau après chapiteau, ainsi que sa fontaine, à des amateurs ou collectionneurs. En 1835, une galerie presque complète (douze arcades) est vendue pour décorer la cour d'un établissement de bains publics à Prades. Dès les années 1860, il n'en reste que douze sur place, qui disparaissent avant 1900. En 1907, un sculpteur américain, George Grey Barnard, qui a déjà acquis quelques sculptures de Cuxa chez un antiquaire parisien, acquiert chez des particuliers trente-huit chapiteaux, aujourd'hui visibles au musée The Cloisters dépendant du Metropolitan Museum of Art

Le sculpteur ne réussit heureusement pas, en 1913, à emporter à emporter la série de chapiteaux de l'établissement de bains de Prades, grâce à la mobilisation de la population locale et de la presse : l'ayant acquise, il en fait don à la France, et ces chapiteaux seront utilisés pour la reconstruction d'une partie du cloître de 1950 à 1955 par l'architecte Sylvain Stym-Popper grâce à des dons et des acquisitions d'autres sculptures provenant de l'abbaye. 

L'église préromane est d'influence wisigothique, avec l'utilisation fréquente de l'arc outrepassé, pour des fenêtres, des ouvertures de communication entre des pièces ou des arcades percées dans le mur ou au-dessus du linteau des portes. 

Codalet_Abbaye Saint-Michel de Cuxa
Codalet_Abbaye Saint-Michel de Cuxa
Codalet_Abbaye Saint-Michel de Cuxa IXe
Codalet_Abbaye Saint-Michel de Cuxa IXe
Codalet_Abbaye Saint-Michel de Cuxa IXe
Codalet_Abbaye Saint-Michel de Cuxa IXe
Codalet_Abbaye Saint-Michel de Cuxa IXe
Port de la Selva_Monastère Sant Pere de Rodes Xe-XIe-XIIe

Sa première mention connue date de 878, quand il n'était qu'une simple cellule monastique consacrée à Saint Pierre. Au cours de la première moitié du X° siècle, il deviendra un monastère bénédictin indépendant. Aux XIe et XIIe siècles, le monastère adoptera ce qui sera sa configuration principale, bien qu'il ait fait l'objet de réformes successives tout au long de sa longue histoire, qui s'achève en 1835 lorsqu'il est définitivement abandonné suite à des pillages et des confiscations. Déclaré monument national en 1930, il connaîtra ses premières restaurations en 1935. 

La nef centrale de la basilique, avec un déambulatoire dans l'abside, est d'une richesse décorative et d'une grandeur exceptionnelles, ses trois parties délimitées par une double colonnade avec chapiteaux de tradition corinthienne. Egalement remarquables, sa tour de défense (du Xe, réformée au XIVe) et son clocher d'influence lombarde (fin XIe) ainsi que les deux cloîtres superposés (le plus récent, du XIIe, construit sur un autre plus ancien, en partie détruit pour créer une citerne) et les vestiges du décor pictural mural. 

Port de la Selva_Monastère Sant Pere de Rodes
Port de la Selva_Monastère Sant Pere de Rodes Xe
Port de la Selva_Monastère Sant Pere de Rodes Xe
Port de la Selva_Monastère Sant Pere de Rodes Xe
Port de la Selva_Monastère Sant Pere de Rodes Xe
Port de la Selva_Monastère Sant Pere de Rodes Xe
Port de la Selva_Monastère Sant Pere de Rodes Xe
Port de la Selva_Monastère Sant Pere de Rodes Xe
Port de la Selva_Monastère Sant Pere de Rodes Xe
Port de la Selva_Monastère Sant Pere de Rodes Xe
Port de la Selva_Monastère Sant Pere de Rodes Xe
Port de la Selva_Monastère Sant Pere de Rodes Xe
Port de la Selva_Monastère Sant Pere de Rodes Xe
Port de la Selva_Monastère Sant Pere de Rodes Xe
Rabos_Monastère Sant Quirze de Colera IXe-XIIe

L’ensemble monastique est composé de deux églises, d’un cloître partiellement conservé et de quelques dépendances. L'église principale est un imposant édifice de style roman, construit pour l’essentiel au milieu du XIe siècle, avec un plan à trois nefs surmontées d'un transept et trois absides semi-circulaires. L’autre est beaucoup plus simple et un peu plus tardive, comme en témoigne la voûte en berceau brisé qui recouvre son unique nef. Parmi les bâtiments conservés, une chapelle datant certainement du bas Moyen Âge, certains éléments du cloître et des restes de fortifications de l’enceinte monastique, dont une tour à base rectangulaire.

Les travaux archéologiques effectués dans le monastère ont mis au jour une abside qui correspondrait à une église antérieure à celle du XIe siècle.

Rabos_Monastère Sant Quirze de Colera IXe-XIIe
Rabos_Monastère Sant Quirze de Colera IXe-XIIe
Rabos_Monastère Sant Quirze de Colera IXe-XIIe
Rabos_Monastère Sant Quirze de Colera IXe-XIIe
Rabos_Monastère Sant Quirze de Colera IXe-XIIe
Rabos_Monastère Sant Quirze de Colera IXe-XIIe
Rabos_Monastère Sant Quirze de Colera IXe-XIIe
Rabos_Monastère Sant Quirze de Colera IXe-XIIe
Rabos_Monastère Sant Quirze de Colera IXe-XIIe
Villelongue-dels-Monts-Priorat Santa Maria del Vilar XIIe

En 1083, une communauté de chanoines augustiniens achète le lieu-dit Vilari, constitué d'une enceinte fortifiée et dotée d'une église, pour fonder le prieuré Santa Maria del Vilar. Ils bâtiront une nouvelle église et le cloître. Cette communauté occupera les lieux jusqu'en 1535. En 1802, les bâtiments sont vendus pour un usage agricole : l'église devient écurie, la salle hospitalière, porcherie... Puis l'endroit sera laissé à l'abandon (1942). L'ensemble est acheté en 1993 par une aveyronnaise, Lucette Triadou, qui entreprend la restauration du site avec des bénévoles, sous l'égide des Monuments Historiques.  L'ancien cloître, qui avait été vendu à un antiquaire, est racheté, démonté et ramené depuis la région parisienne pour retrouver son emplacement initial. Les travaux dureront jusqu'en 2004. Depuis 2005, une communauté monacale orthodoxe roumaine habite le prieuré, s'occupe de son entretien et organise des visites. 

L'édifice est à nef unique, couverte d'une voûte en berceau brisé, avec transept à absidiole et abside semi-circulaire (plan en croix latine). Parmi les éléments les plus remarquables, les fresques des XIe et XIIe siècles dans l'abside principale et l'arc absidial de l'église, et le nymphaeum, temple romain du Ier siècle av. J.-C.

Villelongue-dels-Monts-Priorat Santa Maria del Vilar XIIe
Villelongue-dels-Monts-Priorat Santa Maria del Vilar XIIe_Autel romain (Ier siècle apr. J. -C.)
Villelongue-dels-Monts-Priorat Santa Maria del Vilar XIIe
Villelongue-dels-Monts-Priorat Santa Maria del Vilar XIIe
Villelongue-dels-Monts-Priorat Santa Maria del Vilar XIIe