2013 : "Arrêter immédiatement de fumer, marcher au moins une heure par jour"... La double peine, quoi... Pas le choix : j'ai jeté mon dernier paquet de Chesterfield et j'ai commencé à marcher. J'en ai profité pour prendre quelques photos (en reprenant mon souffle...)
J'ai commencé tout doucement, des balades dans les vignes et en bord de mer, puis un peu plus loin, et plus haut, dans les massifs des Albères, du Canigou ou des Corbières, avec des grimpettes jusqu'à ces tours haut perchées, de petits détours pour une chapelle romane, un ouvrage militaire, un dolmen, une borne-frontière, un orri remarquable, un puits à neige ou d'anciennes mines de fer,...
Outre les sites naturels, appréciables en soi dans un mar i munt exceptionnel, ce sont souvent de "vieilles pierres" qui ont été l'objet d'une balade. Façonnées ou simplement agencées par l'homme, les pierres parlent. Pour peu qu'on leur prête attention, elles nous racontent la vie des gens en ces lieux à d'autres époques, leurs modes de vie, leurs coutumes, leurs croyances, leurs peurs, leurs guerres...
Tout comme, trouvées çà et là dans la nature, ces autres traces d'activités humaines de nature agro-pastorale ou industrielle aujourd'hui disparues, et comme anoblies par la rouille...
Tout cela m'a laissé comme l'impression de dessiner, pas à pas, des territoires. Ou plutôt des terroirs, des portions de territoires homogènes, tant par leur milieu naturel (climat, relief, nature des sols, faune et flore...) que par leur organisation sociale, économique et culturelle qui, au moins pour partie, en résulte (modes de vie, us et coutumes, savoir-faire et productions spécifiques...). Parfois aussi, l'impression d'être moi-même dessiné par un terroir, d'en être tout à la fois un acteur et un produit... Et en même temps, l'envie d'aller découvrir d'autres terroirs, et les gens qui y vivent. Là, je peux dire que les mégalithes m'ont fait pas mal voyager...