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Catalogne romane_Eglises, chapelles, ermitages
Mention la plus ancienne connue : 1088. Toute petite église à nef unique, terminée par une abside en cul-de-four. Le mur ouest et son retour du côté nord sont bâtis avec un appareil en opus spicatum. L'abside est décorée en partie haute de frises d’arcatures aveugles retombant sur des pilastres plats ("bandes lombardes").
L’église est défendue au sud par un mur de fortification qui aménage une sorte de réduit défensif en avant de sa façade qui se doublait autrefois d’une fortification établie au-dessus de l’église. Le réduit est constitué par une épaisse courtine d’une maçonnerie très grossière, s’appuyant sur les rochers de granite apparents qui forment aussi le socle de l’église, avec un angle arrondi au sud-est. On y entre par une porte à l’est, autrefois défendue par une bretêche dont ne subsistent que les deux corbeaux inférieurs. Cette muraille est percée de plus d’une dizaine d’archères très courtes, réparties sur plusieurs niveaux. Il est difficile de dater cette fortification, peut-être apparue assez tard, pour répondre à un moment d’insécurité.
Première mention connue : 981 (Cella Sancti Laurentii)
L’église actuelle fut construite au XIIe siècle (consacrée le 8 mai 1164) et n'a pas connu de remaniements majeurs. Restaurée dans les années 1990 par des bénévoles locaux. Construite en granit local, elle arbore des fenêtres en plein cintre et un chevet orné d’arcatures lombardes, de dents d’engrenage et d’une corniche à gorge. À l’intérieur, la nef est voûtée d’un berceau légèrement brisé, tandis que le chœur est couvert d’un cul-de-four. Le clocher-arcade, aujourd’hui partiellement disparu, était composé de trois piliers rectangulaires. L’édifice fut vendu comme bien national lors de la Révolution, après avoir appartenu à l’abbaye de Saint-Génis-des-Fontaines depuis le Xe siècle.
La partie la plus ancienne de l'édifice daterait du Xe siècle. L'église est mentionnée du XIIe siècle au XIVe siècle sous le nom de S. Alexandro de la Pausa, puis consacrée à sainte Marie et, en 1858, à saint Ferréol.
Elle est composée d'une nef unique rectangulaire prolongée vers l'est d'une abside circulaire. Les murs de la nef semblent avoir été rénovés au cours du XIe siècle puis entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle ; l'église est agrandie d'une autre nef, également rectangulaire mais plus grande, dans le même axe, à l'ouest.
Le chevet présente une maçonnerie de moellons avec des traces d'opus spicatum.
À l'intérieur, l'abside présente un plan au sol en forme d'arc outrepassé typique de l'architecture préromane de tradition wisigothique.
Mentionnée en 1011, construite au XIe siècle, remaniée au XVIIIe.
Chevet de style roman lombard à abside unique en pierre de taille de couleur brune assemblée en appareil irrégulier et reposant sur un puissant soubassement en moellons gris ; décoration composée de lésènes liées à leur sommet par des arcatures aveugles formées de deux ou trois arcs en plein cintre (bande lombarde).
L'abside en cul de four présente à mi-hauteur une assise de pierres plus foncées ; elle est percée de plusieurs fenêtres, à simple ébrasement, surmontées d'un arc en plein cintre composé de moellons posés sur champ.
La façade occidentale, massive, est dominée par un puissant clocher-mur percé de deux grandes baies campanaires. À sa base, une belle porte, ouverte au XVIIIe siècle, surmontée par un larmier et par deux petites baies cintrées.
Au XVIIIe siècle, la nef fut agrandie au nord par la création d'un collatéral de deux travées. La communication entre les deux parties de l'édifice s'effectue par le biais de deux arches en plein cintre percées dans le mur septentrional de la nef romane.
L'église possède une intéressante chaire du XVIIIe siècle, une porte et ses pentures des XIIIe et XIVe siècles, ainsi que plusieurs retables. une statue du Saint-Patron (XVIIIe), ainsi qu'un peu d'argenterie de la même époque, reliquaire, ostensoir, pyxide, plat de quête…
On n'a pas de certitude sur sa date de construction (mentionnée pour la première fois en1151), mais son plan et certains éléments architecturaux typiques des églises préromanes de Catalogne, suggèrent de la dater du IXe ou du Xe siècle, avant l'an mille. Elle se développe du XIe au XIIIe siècle avec le village de Barbadell, dont elle est l'église paroissiale. Au XIVe siècle, Barbadell connaît un fort dépeuplement jusqu'à disparaitre complètement au cours du XVIe siècle. L'église Saint-Nazaire devient simple chapelle isolée. Au XVIIIe siècle, des ermites s'y succèdent, l'entretiennent et y maintiennent un culte, lui évitant momentanément l'abandon. Au cours du XIXe siècle, l'ancienne église change plusieurs fois de propriétaire, puis se voit partagée entre plusieurs propriétés. Elle devient un bâtiment à usage agricole, puis une habitation, ce qui la dégrade fortement.
Complètement rénovée depuis 1997, année où les trois propriétaires fondent une association de sauvegarde à laquelle ils lèguent le bâtiment.
L'église retrouve son aspect médiéval, avec une nef rectangulaire dont les murs sont renforcés d'arcs soutenant une voûte en berceau et prolongée d'un chevet carré. Le bâtiment est surmonté d'un clocher-mur et couvert d'un toit en lauzes. La nef est séparée de l'abside par un arc triomphal dont les pieds-droits resserrés sont aussi caractéristique des constructions préromanes.
Mentionnée dès 942, la petite église a conservé sa structure préromane à nef unique couverte d'une charpente en bois et une abside rectangulaire, malgré diverses transformations à l'époque romane (XIIème) et d'autres plus tardives (XIVème, XVIIème). L'arc triompal a été modifié et on lui adjoint un clocher-mur à deux arcades. Elle possède un impressionnant retable du XVIIème, d'une hauteur de 17 mètres et de 12 mètres de large (classé MH en 1913)... qu'on n'a pas pu voir, l'église étant fermée.
1ère mention connue : 975 : Ecclésia Sanctae Mariae. 1380 : Capella de Nostra Senyora del Coll. 1688 : Hermita de Nostre Senyora del Coll. Eglise, chapelle puis ermitage... En 1979 l’ermitage Notre Dame del Coll était à l’état d’abandon, en partie réhabilitée, l’édifice abrite encore un superbe retable du XVIIe siècle. Edifice simple dans sa composition : une nef unique et une abside semi-circulaire. Le toit en tuiles, tenu par une charpente en bois est soutenu par des voûtes en berceau. Sa paroi nord est soutenue par deux contreforts, et sa paroi sud par un bâtiment annexe. L'édifice en lui-même est construit en cayrou et en pierre, et surmonté d'un clocheton en briques.
Première mention connue : 1259 (Ecclesia Santi Maritini de Rupe). En 1644, elle est transformée en ermitage, doté d'un logement en 1646. De nombreux ermites s'y succédèrent jusqu'à la Révolution. À la suite des lois de 1790, l'ermitage de Saint-Martin est fermé, puis rouvert en 1801.
De forme trapézoïdale, elle mesure 6,50 m par 9,60 m logement compris. À l'origine, composée d'une nef et d'une abside semi-circulaire, on lui a adjoint une seconde nef au XIVe siècle, côté sud. Son chevet est décoré de lésènes et d'arcatures aveugles.
Sa situation au sommet d'une colline offre une vue panoramique sur la Méditerranée, le massif du Canigou et la plaine du Roussillon.
Première mention connue : 865
A l’origine, c’était la chapelle d’un petit château comtal au IXe siècle, abandonné puis ruiné, et finalement disparu au XVe siècle sous un énorme éboulement. Plus tard, la chapelle devient ermitage.
L’ermitage et la chapelle sont aujourd'hui réparés après un épisode de long abandon jusqu’en 1970. Architecturalement, c’est un édifice à nef unique et haute, couverte d'une voûte en berceau soutenue par d'anciennes arcades adossées aux murs périphériques avec une abside en cul de four. Les murs ont été doublés au XIe siècle pour pouvoir supporter la voûte réalisée à ce moment là. Dans l'épaisseur de ces murs; cinq niches ont également été aménagées.
Les premières mentions datent du XIe. Eglise d'une seule nef et d'abside en cul de four ; la nef est couverte d'une voûte brisée, comme l'arc de triomphe, alors que l'abside possède une voûte en quart de sphère. Deux fenêtres éclairent l'intérieur, l'une sur le fronton et l'autre au centre du presbytère, toutes deux arcs en plein cintre à double meurtrière. Le portail d'entrée présente quatre arcs en demi-cercles (restaurées) ; le clocher se compose de trois pilastres sans chapiteau.
Première mention connue : 1265, sa facture la daterait de la fin du XIIe siècle ou début du XIIIe. De plan classique à nef unique voûtée en plein cintre, abside en cul-de-four. Clocher-mur à deux arcs (ruiné) sur la façade ouest. Appareil en schistes de grandes dimensions, renforcé aux angles par des pierres de calcaire, portail remarquable.
Première mention connue : 982 (ecclesia Sancti Clementis)
Actuellement en état de ruine, est conservée une abside en cul-de-four, qui semble avoir été rajoutée à une structure rectangulaire antérieure) avec un chœur matérialisé par un arc en plein cintre, formé de pierres posées de chant. La voûte du chevet, qui pourrait dater du XIIème est en encorbellement de pierre sèche. Les murs de la nef unique conservés, ont été repris postérieurement par consolidation au mortier de ciment des parties basses. Un banc maçonné et semi-enterré longe les soubassements de la nef (antérieure au sanctuaire ?), prolongé à l’est par un autel de plan carré, à moellons liés à un mortier de chaux et dalles de couvertures en granit. L’entrée sud de la chapelle est matérialisée par un arc en plein cintre à blocs et claveaux en pierres de taille (en marbre rose).
Consacrée une première fois en 993, puis une seconde en 1159 suite à sa reconstruction, restaurée en 1981. Couverte d'ardoises, nef unique et chevet semi-circulaire. Edifiée en pierre de taille de belle facture assemblée en très grand appareil.
Le chevet prend appui sur un mur pignon percé de deux oculi qui laissent entrer la lumière ; il est percé d'une fenêtre à simple ébrasement, sans ornementation, et surmonté d'une belle frise de dents d'engrenage. L'accès se fait par une porte percée dans la façade méridionale, surmontée d'un tympan plat et d'une archivolte à triple voussure.
Première mention connue : 1260. Elle aurait été la chapelle d'un hospice, puis monastère et ermitage après la Révolution (C'est son ermite qui en 1899 vantera sur le journal l'Indépendant les mérites des eaux des Escaldes réputées - déjà sous la domination romaine - combattre les maladies des voies respiratoires, des voies urinaires, les rhumatismes, les maladies de la peau, les affections vénériennes...). Edifiée en pierre de taille, avec un chevet semi-circulaire de style roman, une porte méridionale de style gothique et un clocher-mur à trois baies. Perchée au sommet d'un mont isolé, l'accès n'est pas des plus faciles...
Mentionnée en 1204, restaurée en 1984.
Petit édifice de structure romane classique, à nef unique et chevet semi-circulaire sous une voûte en berceau brisé. La toiture en ardoise a été refaite ; un clocher-mur à deux arcades s'élevait au-dessus de la façade occidentale, mais il n'en reste que trois piliers. On accède à l'église par une porte en plein-cintre aménagée postérieurement à la construction dans la façade ouest. Chaque mur est percé d'une fenêtre à simple ou à double ébrasement, sans décor.
Elle domine les ruines du village abandonné avant la 2e guerre mondiale (à cause de la sécheresse). Première mention : 1035 ; église paroissiale en 1218 (parrochia S. Stephani de Coma). La nef est couverte d'une voûte en berceau à profil semi-circulaire et surmonté à l'est d'une abside en cul de four sans fenêtre, précédée d'un arc presbytérien profond à profil pointu. Le clocher-mur à deux baies est curieusement situé au-dessus du portail sur la façade sud et non pas dans l'axe de la nef orientée ouest-est, à son extrémité.
Construite au XIe agrandie au XVIIIe. Son plan en croix latine est formé d'une nef prolongée à l'est par une abside semi-circulaire, d'une grande chapelle au nord et d'un clocher-tour au sud. L'abside et le clocher sont décorés d'arcatures lombardes.
Un conjurador, placé devant l'église, était utilisé par le prêtre pour repousser le mauvais sort.
Par ses caractéristiques formelles, on peut considérer qu'il s'agit d'une construction de la seconde moitié du XIIe (roman tardif), même si sa première mention connue remonte à 1267. L'édifice est à nef unique rectangulaire, longue et étroite avec un chevet semi-circulaire. La voûte qui recouvrait la nef et une partie de la voûte de l'abside se sont effondrées. Le mur nord a disparu. La façade ouest conserve une porte axiale en arc plein cintre et, au-dessus, une petite baie. Une autre porte en arc plein cintre se trouve sur la façade sud. Le choeur, légèrement plus étroit que la nef, est couvert d'une voûte en cul de four et éclairé par une fenêtre axiale.
Consacrée en 948. La chronologie de son architecture est complexe, ce qui explique la diversité des styles. Ainsi, les deux étages du clocher-tour, de plan rectangulaire et surmonté d’une charpente pyramidale à quatre faces, sont d’âges différents. Le premier, avec fenêtres en arc, est original de sa construction, au Xème siècle, tandis que le second est déjà du XIIe siècle et suit le canon lombard avec des baies géminées aux arcs en plein cintre, des meneaux de section circulaire et des chapiteaux trapézoïdaux. Les deux nefs de l'église sont complétées par deux absides demi-circulaires. Celle du sud est vraisemblablement la plus ancienne, présentant un appareil en opus spicatum. La voûte en ogive est d’une époque plus tardive. Sur le linteau de l’entrée de l’église se trouve la pierre tombale du prêtre assassiné en 1817 par des bandits qui pillèrent l’église.
Dans l'ancien hameau abandonné de Casesnoves. Sa première mention connue date de 1288, mais sa construction daterait de la première moitié du XIe et sa tour carrée sans doute de la fin de ce même siècle.
L'édifice initial est de petite taille, formé d'une nef rectangulaire unique et d'une travée de chœur encadrée d'une abside semi-circulaire. Le chevet est de style roman lombard à abside unique décorée d'arcatures et lésènes.
Au XIIIe ou XIVe siècle, la nef est prolongée vers l'ouest et surmontée à son extrémité d'un clocher-mur à trois pointes, une chapelle est ajoutée au nord, la porte, située au sud, est murée et remplacée par un portail dans la nouvelle partie du bâtiment.
A la Révolution, lle est vendue en tant que bien national et réutilisée comme entrepôt agricole.
L'église possédait des fresques remarquables du XIIe siècle. Elles furent achetées en 1954, avec l'accord du maire d'Ille de l'époque, par un antiquaire de Villeneuve-Lès-Avignon qui les arracha et les emporta. L'affaire fait grand bruit, entraînant la démission du maire ; la presse régionale et nationale s'en empare, les procès se succèdent, l'antiquaire est plusieurs fois condamné, mais il affirme avoir déjà vendu les peintures et refuse de donner le nom de l'acheteur. En 1978, un article paru dans la revue Genava indique que toutes les peintures de Casesnoves sont en Suisse, le Christ en Majesté et l'Adoration des Mages au Musée d'Art et d'Histoire de Genève, les autres fragments à la Fondation Abegg, près de Berne, acquises en toute légalité. Après une nouvelle série de procès et des négociations avec le Ministère de la Culture (français), la Municipalité de Genève, prend la décision exemplaire, en 1997, de permettre le retour des deux importantes oeuvre qu'elle détient à Ille, son lieu d'origine (tout en conservant sa propriété formelle). Elles sont aujourd'hui visibles au centre sacré de l'Hospici d'Illa. L'exemple sera-t-il suivi par la Fondation Abegg ?
Eglise préromane du Xᵉ siècle à nef unique avec une abside en fer à cheval. Ses alentours ont été gravement endommagés par le vent et les incendies de forêt. La partie sud de l'abside et de la nef a été modifiée par l'ajout de bâtiments aux XVIIe et XVIIIe siècles (l'édifice n'était plus dédié au culte). On aperçoit des vestiges de l'ancienne toiture en ardoise.
Le fronton dépourvu de porte est constitué de dalles de granit brut, disposées sur toute la longueur des murs en longues rangées d'opus spicatum.
A proximité de l'église, d'anciennes mines d'or et d'arsenic, très actives au début du siècle dernier jusqu'à la Première Guerre mondiale et réutililés pour l'installation d'une station sismologique.
Pour parvenir jusqu'à la chapelle, on passe par le très beau site du Salt del Fitó (cascade de plus de 60 m de haut, suivie d'une montée un peu abrupte...
Première mention connue : 974, reconstruite dans le style roman aux XIIe et XIIIe et fortifiée au XVe. L'élévation des murs, les créneaux et les meurtrières lui donnent son aspect de château. De l'architecture romane, la façade principale se distingue, avec ses trois claveaux semi-circulaires, sa nef couverte d'une voûte en berceau brisée et son abside semi-circulaire, dont on conserve des vestiges extérieurs d'opus spicatum.
Edifice à nef unique, sans chapelles, la nef séparée de l'abside semi-circulaire voûtée en cul de four par un rappel de choeur en berceau. A l'extérieur, l'abside présente une surélévation au-dessus de l'ancienne corniche biseautée. Le mur de fond, supportant un petit clocheton à deux baies, est percé d'un oculus éclairant la tribune. Le fond de la nef est occupé par une tribune. Les montants latéraux du rappel de choeur présentent, à l'emplacement normal des chapiteaux ou impostes, des vestiges de décor en stuc.
Au XVIIe siècle, une annexe fut construite contre le mur sud de l'église, entre l'abside et le portail méridional donnant accès à l'édifice.
(limite de Cassagnes, près du hameau de St Martin)
XIIème et XIII siècles, fortifiée au XIVème (en demeurent un fragment d'enceinte et un portail). Largement dégradée, cette chapelle romane (un peu tardive...), d'assez grande taille, avec un chevet en hémicycle et une façade droite, faisait partie d’un ancien prieuré. Le clocher de la chapelle serait en réalité une ancienne tour de surveillance du XIVe siècle.
Première mention connue : 1011. L’église occupait le nord-est du site romain entourée au nord par le cimetière et au sud par un cloître. En 1097, il devient la propriété du monastère de Santa Maria de Ripoll, qui fonde une institution à fonction hospitalière. Après 1262, sous le Royaume de Majorque, le monastère devient un poste frontière, rôle qu'il n'abandonnera plus jamais. À la fin du XVIIe siècle, le monastère et l'église furent abandonnés, démolis en 1683 et beaucoup de ses pierres utilisées pour la construction du Fort de Belleguarde.
Seuls subsistent quelques murs et l'abside semi-circulaire maintenant une voûte en quart de sphère qui recouvrait une crypte. Elle conserve une partie des montants de l'arc de triomphe.
Première mention connue : 1198, mais sa construction remonterait au Xe siècle. Elle a connu des travaux aux XIe et XIIe siècles, son intérieur modifié au XIVe siècle.
De plan rectangulaire, à l'exception du vestige d'un ancien porche devant la façade occidentale et dont ne subsiste qu'un arc. La façade, refaite au XIVe siècle est de type clocher-mur (à quatre baies). Le portail, refait à la même époque, possède un encadrement en marbre blanc de Céret. Le reste de l'édifice, construit entre la fin du Xe siècle et le début du XIe siècle, est de style préroman. La partie orientale de l'intérieur de l'église est celle du chevet plat, construit sur un pan de muraille, dans l'épaisseur de laquelle se cachent une abside centrale ornées de fresques du XIIe, flanquée de deux absidioles. L'église étant fermée, nous n'avons pas pu les voir, pas davantage les trois nefs voûtées en berceau continu, soutenues par des arcs en plein cintre reposant sur trois paires de piliers, au centre de l'édifice et contre le chevet...
Première mention connue : 1177. Certains éléments de style préroman laissent cependant penser qu'il existait déjà en ce lieu une église au XIe siècle, profondément remaniée au XIIe.
De taille modeste, elle est constituée d'une simple nef et d'une petite abside semi-circulaire. La couverture de la nef est une voûte en berceau brisé. Plus imposante, la façade occidentale, de type clocher-mur, est d'époque baroque. Quelques contreforts ont également été rajoutés ultérieurement à la construction d'origine. Trois petites fenêtres éclairent un peu l'intérieur du bâtiment : celle au-dessus de la porte est d'époque baroque, tandis que celles de la façade sud et de l'abside à l'est sont de style préroman, avec un cadre en marbre blanc de Céret et constituent les éléments les plus anciens de l'église. Les appareils ne sont pas visibles, les façades étant entièrement recouvertes d'enduits.
Première mention connue : 974 (donation du comte Gaufred au monastère de Sant Pere de Rodes). Il s’agissait d’une église à nef unique, à abside semi-circulaire en fer à cheval avec une simple fenêtre fendue. L'abside, dont la base est en opus spicatum, est la seule partie de l’édifice qui conserve la voûte complète ; de la nef, il ne reste que la partie inférieure des murs.
Première mention connue : 877. Consacrée en 1019, elle est restée église paroissiale au XIVe siècle, mais cessa bientôt de l'être ce qui entraîna son déclin et son abandon.
Église préromane de plan rectangulaire à une seule nef avec une abside en trapèze et une voûte en canon (la partie la plus ancienne encore debout). Les murs nord et ouest sont également conservés, tandis que le mur sud a été pratiquement détruit. Grâce aux vestiges de ce mur, il a été possible de déterminer l'emplacement de la porte et, avec les matériaux trouvés sur place, celle-ci a été reconstruite.
Mentionnée depuis le IXe siècle. Eglise à nef unique avec une abside semi-circulaire en fer-à-cheval à voûte en canon, percée de deux fenêtres surmontées d'un arc en plein cintre (comme celles des murs sud et ouest de la nef). L'abside s'ouvre sur la nef et communique avec elle par une arche en plein cintre. Une autre arche aux caractéristiques identiques délimite le chœur, plus étroit que la nef. La porte d'entrée se situe sur le mur sud, formée de trois arcs en plein cintre à claveaux gradués qui encadrent le linteau monolithique et le tympan semi-circulaire en pierres de taille brutes. Sur le fronton se dresse un clocher à trois piliers sans arcades. Au pied du mur de l'abside on peut observer trois rangées de pierres appareillées en opus spicatum. La toiture est en ardoises.
Il y a eu d'évidence deux étapes dans la construction, l'abside possiblement au Xème siècle, alors que la porte et les fenêtres de style roman tardif, à la fin du XIIe ou du XIIIe.
Première mention connue : 950.
L'église actuelle, bordée d'un petit cimetière, date de la fin du XIe siècle ou du XIIe siècle. Désaffectée au début du XIXe siècle, elle est demeurée longtemps à l'abandon, restaurée dans les années 2000. De petite taille, constituée d'une nef en berceau brisé continu avec un chevet semi-circulaire. De petites fenêtres au sud et dans l'axe éclairent un peu l'intérieur, accessible par une porte en plein cintre au sud. Un clocher-mur domine la façade ouest. Le matériau de construction est du schiste local.
Ce sanctuaire est un ensemble de bâtiments en terrasses, comprenant la chapelle, l'auberge, la maison de l'ermite et la cour. La chapelle, mentionnée en 1279, est de petites dimensions, à une nef unique à voûte brisée avec une abside semi-circulaire. Derrière l'abside, une autre a été ajoutée, également semi-circulaire, qui sert de sacristie. Le fronton présente un arc en plein cintre, en claveaux. Au-dessus de la façade s'élève le petit clocher à une seule arche. Sur le mur sud de la nef une autre porte romane au tympan en pierre de taille. L'abside correspond à une rénovation presque totale du sanctuaire à la fin du XVIIe siècle, qui est aussi la date de construction de l'auberge.
Première mention connue : 844. L'édifice présente de nombreux aspects qui relèvent de l'architecture préromane de tradition wisigothique (notamment l'arc triomphal outrepassé qui sépare la nef du choeur, plan, comme les arcs doubleaux...) ; sa date de construction se situerait entre le IXe siècle et le début du XIe siècle ; la voûte qui le couvre entièrement pourrait avoir remplacé une charpente primitive.
À l'époque moderne, la chapelle a été transformée en remise agricole, le mur oriental du chœur percé d'une porte (rebouchée lors de la restauration de l'édifice dans les années 1950-1960), entraînant la disparition d'une partie des fresques romanes. La majeure partie de celles - superbes - subsistant dans le chœur sont datées du XIe ou XIIe siècle.
Consacrée en 1123. Eglise de type roman à nef unique, fermée par une abside en cul-de-four ornée d'arcatures lombardes avec lésènes. La majorité de l'édifice date des XIe et XIIe siècles, au XIIIe, trois chapelles ont été rajoutées, deux formant un faux transept et une troisième au nord de la nef; ainsi qu'une tour-clocher (construite sur la base d'un ancien clocher-mur du XIe). Le portail, en plein-cintre, est en marbre blanc de Céret, la porte ornée de volutes en fer forgé.
La commune d’En a été supprimée en 1822 ; le village n’a été déserté que plus tard.
L’église est un petit édifice du XIIe à nef unique couverte d'une voûte en berceau à profil brisé, d’une courte travée de chœur et d'une abside voûtée en cul-de-four. Un petit clocher-mur, à deux arcades surmonte le mur occidental. La porte s'ouvre dans le mur sud, entre deux fenêtres qui éclairent l’édifice.
Datée du XIème siècle. En ruines, il n'en reste que quelques vestiges de l'extrémité orientale et des parties très fragmentaires des murs sud et ouest. Sa structure d'origine comportait une nef unique couverte d'une voûte en berceau, aujourd'hui disparue à l'exception de l'ouverture dans le mur sud, et surmontée à l'est d'une abside semi-circulaire. Dans le mur sud où devait se situer la porte, une arche, ajoutée après la construction de l'église, donnait vraisemblablement accès à une chapelle annexe dont il ne reste aucune trace.
Consacrée en 1013, elle daterait du IXe siècle, plusieurs fois transformée et altérée au cours des siècles. À l’origine, l’église avait une seule nef rectangulaire, recouverte d’une armature en bois, et une tour à son extrémité. Au Xe siècle, on lui ajouta une abside trapézoïdale et deux absidioles qui lui donnaient un plan en croix latine. Entre le XVIe et le XVIIe siècle, les deux nefs latérales ont été ajoutées et la structure de la nef à principale rénovée. La nef et l’abside étaient recouvertes d’une voûte en berceau, avec de grandes arches en pierre en plein cintre pour faire communiquer les trois espaces. La tour a été modifiée pour devenir clocher, les étages intérieurs rénovés, recouverts de voûtes en berceau. Plus tard, un parvis ou atrium a encore été ajoutés (actuellement effondrés). Enfin, au XVIIIe siècle, a été construite une nouvelle sacristie très proche de l’ancienne (du XVe) au-dessus du cimetière.
Première mention connue : 1129 ; elle était alors dédiée à Saint Quentin (Sant Quintí de Cortvassil) ; elle devint Saint-Martial au XVIe. Elle a gardé l’essentiel de sa structure romane : un édifice formé d'une nef unique fermée à l'est par une abside semi-circulaire et d'un petit clocher-mur à deux niveaux.
Datée du XIe, elle a subi plusieurs remaniements et agrandissements postérieurs, dont l'ajout de chapelles latérales et d'une sacristie au XVIIIe siècle.
L'édifice actuel comporte une nef unique de trois travées irrégulières, se terminant à l'est sur une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four, confortée par deux contreforts et ornée de bandes lombardes. La dernière travée fait office de travée de chœur. Au sud, entre la chapelle latérale sud et la sacristie, s'élève un clocher-tour de forme carrée, avec quatre grandes baies en plein cintre ouvertes sur chaque face.
L'ensemble de l'église est extérieurement recouvert par un épais crépi. Un cimetière la borde au sud.
A l'origine (avant 899...), église paroissiale connue sous le nom de Sant-Pere de la Serra, consacrée en 953. Elle ne changea de vocable qu'au XVIIe siècle, alors dédiée à la Trinité. De la construction d'origine ne subsistent que des éléments de fondations, l'édifice actuel datant du XIe siècle (la nef septentrionale, la plus large et la grande abside) agrandi au XIIe siècle ou XIIIe siècle. L'église a été récemment restaurée.
Mentionné dès 1100 sous le nom de Villa Garicis, son architecture est caractéristique du XIe siècle. A nef unique à l'origine, son plan est aujourd'hui en forme de croix latine avec l'adjonction de deux chapelles latérales, une au XIVe, l'autre en 1449. Un temps transformée en ermitage, elle est reconstruite au XVIe siècle. Restaurée en 2011 et 2012
Vers l’an 800, avant de s’installer à Saint-André de Sorède, les moines bénédictins tentèrent de créer leur monastère à Lavall, mais ils l’abandonnèrent vingt ans plus tard, la chapelle restant toutefois leur possession. Reconstruite au XII° siècle, selon les caractéristiques des chapelles romanes de l'époque : nef voûtée en berceau brisé continu, abside semi-circulaire orientée et petit clocher mur à deux colonnes de pierres maçonnées.
Mentionnée en 965.
L'édifice est constitué de deux nefs accolées, couvertes par une charpente et communiquant entre elles par deux ouvertures. La nef septentrionale, la plus ancienne, se termine à l'est par une abside de plan trapézoïdal voûtée. La nef méridionale, plus étroite, lui est postérieure. Elle est dotée à l'est d'un chœur de plan outrepassé voûté en cul-de-four et présente plusieurs arcs en trou de serrure.
Accolées au mur ouest se dressent les ruines d'une ancienne tour, vraisemblablement antérieure à l'ensemble de la chapelle.
Première mention connue : 1011, cependant, sa construction daterait du Xe siècle, avec une architecture caractéristique du style préroman du Roussillon : un petit édifice d'une nef unique prolongée d'un chevet auquel a été accolée postérieurement une abside. Nef et abside sont de plan rectangulaire et couvertes d'une voûte en partie effondrée, l'abside séparée de la nef par un arc outrepassé. L'entrée s'effectue par le sud, avec un arc en fer-à-cheval sur la porte. La façade ouest était munie d'un clocher-mur aujourd'hui disparu.
Première mention connue : (ecclesia Sancti Petri)
Très simple, aux murs épais, sa nef unique rectangulaire est couverte d’une voûte en berceau brisé prolongée par une abside semi-circulaire en cul-de-four et un petit clocher mur à arc unique. La porte est ornée d’un encadrement en plein cintre. Elle a été restaurée par la commune en 1998.
Première mention connue : 1011. L'appareillage est constitué de gros galets et de rochers sommairement taillés. La chapelle comporte une nef unique et une abside semi-circulaire dont le chevet est décoré d'arcatures aveugles. À l'intérieur, la voûte en berceau brisé retombe sur des arcs latéraux. Initialement, cette voûte était en bois ; plus d'un siècle plus tard, lors du remplacement de la charpente, des travaux importants furent réalisés pour surélever la chapelle et installer la voûte en pierre. La chapelle conserve une cuve baptismale en granit du XIe.