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Chapitre XI — Quelques ancêtres ?...

Ruines ibériques d'Ullastret

Le village du Puig de Sant Andreu d'Ullastret était la ville principale de la tribu ibérique. Il est daté de la première moitié du VIe siècle AEC, bien qu'on ait identifié des habitats antérieurs, du premier âge du fer.

Il s'agit d'un village édifié sur un promontoire et ceint d’une grande muraille, d’où l’on pouvait contrôler tout le paysage environnant.

 La muraille a connu plusieurs étapes de construction et il n'en reste que des tronçons. Elle était renforcée par des tours, dont une tour de guet sur le côté méridional de la ville, et possédait de grandes portes d'accès (9 ont été localisées).

La structure urbaine épouse le tracé escarpé de la colline grâce à des terrasses. Il ne reste des murs des maisons que les socles de pierre de différentes hauteurs, unis par de la glaise. La partie supérieure était en brique ou en pisé, la toiture faite de poutres en bois et de branches recouvertes de terre glaise.

 Sur les hauteurs du village, un quartier sacré comprend les vestiges de deux temples.

Et tout en haut, on trouve les ruines d'un château carolingien, construit, très probablement entre 761 et 785 pour contrôler et protéger des attaques arabes les nouveaux territoires conquis par les armées franques.

Le village fait partie d'un plus vaste ensemble archéologique de l'époque ibérique, dont les vestiges sont dispersés sur tout le territoire de Catalogne.

Ruines gréco-romaines d'Empùries

Ce qui rend le site d'Empùries (du grec emporion, "marché")  exceptionnel, c'est que cohabitent sur ses 40 hectares les vestiges d'une cité grecque, Néapolis, la Ville Nouvelle, créée vers 575 AEC et ceux d'une cité romaine, Emporiae,  créée au début du Ier siècle AEC sur les structures d'un camp militaire romain installé au siècle précédent (218 AEC).

La vieille ville, Paleapolis, de nos jours en totalité occupée par le hameau de Sant Martí, se trouvant surpeuplée, les nouveaux habitants vont s'établir de l'autre côté du port. Ces constructions en dehors de l'îlot fondateur établissent donc une nouvelle ville (appelée la Néapolis par les archéologues) entourée d'une enceinte fortifiée.

Les vastes et somptueuses domus des riches négociants romains de la Cité nouvelle, souvent décorées de belles mosaïques, se dressent sur le large plateau qui domine le port et les quartiers grecs avec les petites maisons aux pièces exigües de ses artisans et travailleurs du port.

La ville atteint son apogée aux Ier et IIe siècles.

Dans Néapolis, se serait aussi établi une colonie d'Indigets, une ethnie ibère, mais les ruines de ce village, Indike, n'ont pas encore pu être localisées.

L'ensemble fut progressivement abandonné vers le IIe siècle EC.

Ruines ibériques d'Ullastret, ruines gréco-romaines d'Empùries