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D'autres traces...

Banyuls-sur-Mer_Tines d'en Reig

C'est bizarrement par le "chemin de l'eau" que l'on tombe sur les ruines des Tines d'en Reig, comme perdues dans une nature redevenue sauvage. Le village et le port sont 2 km plus bas à vol d'oiseau. On faisait donc la vinification sur place, et l'on transportait le vin au village dans des barriques à dos de mulet... Plus pratique que de descendre le raisin jusqu'à la cave bien équipée du village ?...

Quoiqu'il en soit, il existait d'autres "tines" dans nos montagnes, à Banyuls, les Tines de Comvernils et de La Llagastera, à Vallbona, sur les hauteurs de Collioure...

Banyuls-sur-Mer_Tines d'en Reig
Banyuls-sur-Mer_Tines d'en Reig
Banyuls-sur-Mer_Tines d'en Reig
Banyuls-sur-Mer_Tines d'en Reig
Banyuls-sur-Mer_Tines d'en Reig
Banyuls-sur-Mer_Tines d'en Reig
Corbère-Les-Cabanes_Four à Chaux

Tout à côté du Puits à glace... A l'époque, la plupart des édifices étaient montés en moellons noyés dans la chaux. On la produisait par calcination de la pierre calcaire, très présente dans la région, dans un four. Comme combustible,on utilisait le bois  ou le charbon de bois. La température devait atteindre les 900°C que l'on maintenait pendant 4 à 6 jours.

Corbère-Les-Cabanes_Four à Chaux
Corbère-Les-Cabanes_Four à Chaux
Corbère-Les-Cabanes_Four à Chaux
Corbère-les-Cabanes_Four à Chaux
Corbère-les-Cabanes_Four à Chaux
Maureillas_Mines de Talc du Mas Borrec

Non loin de la tour Bell Ull, ces épaves rouillées de wagonnets sont des vestiges des mines de talc du mas BorrecLà, on extrayait de la Stéatite, dite aussi parfois "pierre de savon", parce que légèrement grasse ou savonneuse au toucher, en raison du talc qui en est son principal composant. Cette pierre à fort pouvoir calorifique était utilisée, entre autres, pour la construction de poêles et cheminées... 

Maureillas_Mines de Talc du Mas Borrec
Maureillas_Mines de Talc du Mas Borrec
Sorède_Coll del Buc_traces du four solaire du Padre Himalaya

C'est au Coll del Buc, en montant aux ruines du château d'Ultrera, que l'on trouve ces maigres vestiges de ce qui fut le four solaire du Padre Himalaya : traces du rail circulaire sur lequel pivotait la machine (5 m de diamètre), restes de la plate-forme, enceinte en pierres sèches.

C'est durant l'été 1900 que le savant portugais Miguel Antonio Gomes (1868-1933), surnommé "Padre Himalaya" en raison de sa grande taille, fait monter par ses assistants aidés d'habitants de Sorède, plus de 4 tonnes de matériel, à dos d'hommes et de mulets ... Son "four solaire à concentration" était fait de 260 miroirs tronconiques en métal poli fixés sur une structure métallique qui les rendait orientables vers le soleil, les rayons solaires focalisés au centre du creuset produisant une température estimée à 900°C.

En 2016, l'association des Amis du Padre Himalaya, de Sorède, a procédé à la réalisation d'une réplique à l'identique de son four solaire, visible au Mas del Ca.

Sorède_Coll del Buc_Four solaire du Padre Himalaya

 

 

 

Réplique du four solaire du Padre Himalaya
Réplique du four solaire de Padre Himalaya
La Jonquera_Epave du DC6

Ces débris sont éparpillés à quelques mètres du sommet du Puig de les Canals, au-dessus de Cantallops, non loin de Requesens. L'appareil, un DC6, venu de Marignane pour lutter contre le violent incendie (28 000 hectares ravagés des deux côtés de la frontière) s'était crashé en phase de largage. Le pilote Jean-Pierre Davenet, le copilote Jacques Ogier et les mécaniciens Jacques Lebel et Roland Denard étaient tués dans ce dramatique accident. C'était le 19 juillet 1986.

La Jonquera_Epave du DC6
La Jonquera_Epave du DC6
La Jonquera_Epave du DC6
La Jonquera_Epave du DC6
La Jonquera_Epave du DC6
La Jonquera_Epave du DC6