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Bornes de Propriété Militaire
1886. Situé sous la Tour de la Madeloc à une Altitude de 500 m, au-dessus du col des Gascons. Propriété de la ville de Port-Vendres, sa gestion vient d’être confiée à un passionné du patrimoine pour le valoriser. Mieux encore, en collaboration avec une scientifique experte, le lieu devrait devenir une station climatique et un Centre d'Observation de la Nature et de l'Espace.
Construit en 1885-1886, c'est la plus importante des batteries dans le secteur (4 pièces d'artillerie, logement pour une garnison de 70 hommes, un magasin à poudre...). En 2014, la commune de Port-Vendres a signé un bail emphytéotique de 50 ans avec l'association "La Galina" lui confiant la charge de réhabiliter et animer le site (espace d'échanges autour du vin et pour la défense de la diversité alimentaire locale et la promotion des "solutions écologiques et ancestrales, d'éco-construction", participation à la dynamique du terroir avec des manifestations culturelles...)
Construits tous deux en 1725, le Fort Carré et le Fort Rond (ou Fort de l'Etoile) viennent compléter le système défensif existant en consolidant la défense du Fort Miradou (réalisé par Vauban au XVIIème siècle) en protection des invasions venues du nord. Les deux ouvrages sont reliés par un double chemin couvert avec traverses et parapets de tir maçonnés (Caponnière)
Au XVIe siècle existe à cet emplacement le Fort Sainte-Thérèse. édifié entre 1538 et 1552 (sous Charles Quint) sur le site plus ancien d'une tour de guêt (fin XIIIe-XIVe) qui sera intégrée dans le nouvel ouvrage (De la même façon que le Fort Saint-Elme, érigé durant la même période au sud de la Ville, intégrait l'ancienne Tour de Garde).
Après 1659, Collioure est définivement sous domination française ; le fort Sainte-Thérèse est détruit et remplacé par le fort du Miradou, travaux réalisés par le marquis et ingénieur Saint-Hilaire, selon les directives de Vauban. En 1818, la foudre tombe sur la tour qui avait été transformée en poudrière ; détruite par l'explosion et ne sera jamais reconstruite.
Depuis 1964, le site est devenu une caserne abritant le Centre National d'Entraînement Commando (CNEC).
Construit de 1544 à 1552 sous Charles Quint par l'architecte Benetto de Ravenne sur les fondations d'une tour de guet wisigothe puis maure (VIIème-VIIIème siècles), puis Turris Guardie Coquiliberi (1346), qui deviendra le donjon du château. Remanié par Vauban à partir de 1680.
Décidée en 1840, sa construction s'étendra de 1844 à 1893. A peine achevé, il est techniquement dépassé par le progrès de l'artillerie, en partie détruit au cours de la Seconde Guerre mondiale, resté à l’abandon et subissant régulièrement, d’inquiétantes dégradations, le fort, inscrit MH, propriété privée (de l'artiste Marc-André2Figuères), est en cours de restauration depuis 2003, par l'association Fort Dugommier de Collioure, avec la participation de nombreux bénévoles de l'associatiion Rempart.
Avec les redoutes du Fanal (à côté du phare à lanterne verte...) et de la Presqu’île, la redoute Béar fait partie d’un ensemble de trois fortifications destinées à la défense de Port-Vendres. Edifiée par Vauban en 1694, elle protège l’entrée du chenal ; démolie en 1944, elle est reconstruite un peu plus haut et abrite aujourd’hui un monument commémorant le débarquement du corps expéditionnaire français à Sidi Ferruch en 1830.
Le port de Port-Vendres était le seul en Méditerranée, avec Toulon, à pouvoir recevoir des vaisseaux de guerre. En 1848, la commission militaire chargée de l'amélioration de sa défense propose d'établir à la pointe de la Mauresque, sur le site d'un ancien fort du XIIIe, une batterie de dix pièces ou au moins de huit, dirigées vers l'entrée du port, avec un épaulement en retour qui pourra abriter deux autres canons dirigés vers le nord. Le fort comprendra en outre tous les aménagements nécessaires à son fonctionnement (logements de la garnison, cuisine, magasin de vivres, depôt de munitions, ainsi qu'une citerne).
Simple "tour de garde" au XIIIème siècle (royaume de Majorque), le site devient au XIVème un "château", possession du Royaume d'Aragon au XIVème, utilisé seulement pour faire payer aux voyageurs des droits de douane, puis du Royaume de France après le Traité des Pyrénées (1659)... Après les interventions de Vauban, en 1669 et 1679, et encore plusieurs travaux ultérieurs, le site devient alors cette imposante fortification de 14 hectares comprenant un chemin couvert, un fossé taillé dans le roc, cinq bastions formant une première enceinte, et deux portes principales équipées de pont-levis, une seconde enceinte avec une tour ronde et quatre petits bastions... L’ensemble conçu pour résister à de longs sièges pouvait accueillir jusqu’à 1 200 soldats et 150 chevaux. Le fort a joué un rôle important pendant la Révolution en 1793. Plus récemment, en 1939, il a été utilisé comme camp d'internement pour les réfugiés républicains espagnols, avant de devenir une prison gérée par la Gestapo. Désaffecté en 1965.
652 m Construite en 1285, sous le règne de Jacques II de Majorque. Suivant le projet présenté par le Comité des Fortifications, accepté par le Ministère le 20 juillet 1883, elle est restaurée et surélevée avec l'aménagement d'un réduit pour l'infanterie. Aujourd’hui, elle sert de relais de télévision.