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Tours à signaux des royaumes de Majorque et d'Aragon
Au nord-ouest du village, au sommet d'une petite butte, en contrebas du château. Un seul étage voûté, entrée presqu'au niveau du sol, aucun aménagement d'ordre défensif. On se demande bien pourquoi elle est là... Anny de Pous, (1947) nous le dit : "Elle commande alternativement avec le château les méandres de la route d'accès"
A 443 m d'altitude, ne restent que quelques petits bouts de murs des soubassements de ce qui fut une grande tour quadrangulaire. Une vision à 360°, en relation directe avec la plaine et les tours de La Massane, La Madeloc, Batère, Ie Fort Saint-Elme, El Far. De plus note Anny de Pous (1947) : "Un curieux phénomène acoustique pemet d'entendre distinctement de la plate-forme du château les paroles prononcées à voix forte sur la hauteur de Mallorca. Ainsi, un guetteur placé là pouvait annoncer à mesure ce qu'il voyait aux environs". On n'a pas vérifié...
A 670 m d'altitude, sur un pic marquant la limite entre les communes de Cerbère, Banyuls-sur-Mer et Portbou, sur la ligne de crête séparant la France et l'Espagne.
La tour était autrefois protégée par de petites fortifications qui l’entouraient, principalement du côté occidental. La muraille mesurait 44 m du nord au sud et 35 m d’est en ouest. Durant les royaumes de Majorque et d'Aragon, en relation avec la tour Madeloc, plus au nord, et d'autres tours situées le long du littoral et dans les Albères, elle assurait le contrôle des vallées environnantes et des passages stratégiques entre les deux versants pyrénéens.
Abandonnée à partir du XVIᵉ siècle, elle n'est plus qu'une ruine aujourd'hui.
170 m. Simple Tour de guet à l'origine, Torre de Guardia durant le Royaume de Majorque, puis agrémentée d'une fortification en étoile sous Charles Quint (1538-1552), renforcée par une contrescarpe par Vauban en 1659.
En contact direct avec le Château Royal et la Tour Madeloc.
654 m. Reconstruite sous Pere IV après un inventaire signalant son état de délabrement. Elle mesure 30 m de haut pour 25 m de circonférence, avec des murs de 2 mètres d'épaisseur percés de meurtrières. A l'intérieur, trois étages sur voûtes, une citerne et une cheminée. Le 20 juillet 1883, le Ministère approuve un projet présenté par le Comité des Fortifications à l'initiative du Général Séré de Rivières : la tour sera restaurée et surélevée, dotée d'un réduit avec logement et citerne pour l'infanterie. Aujourd'hui elle sert de relais de télévision.
Edifiée entre 1335 et 1340, à 1 439 m au dessus de la plaine du Roussillon, à cheval entre les communes de Saint Marsal et de Corsavy. Son rôle spécifique était de contrôler les routes transversales reliant le Vallespir au Conflent ; elle communiquait avec le Sud via les châteaux de Corsavy, Montferrer, les tours de Cabrenç, de Cos, El Mir ; elle émettait vers le nord en direction des châteaux de Bellpuig , du Roc Mallorca, Fourques, Perpignan, Elne , ainsi qu’à l’Est, sur la côte, vers la Madeloc, la Massane...
500 m d'altitude. La Torre de Guardia, a été entièrement détruite par Vauban pour la construction du Fort. De dimensions particulièrment grandes : 35 m de diamètre pour 20 m de haut. En liaison avec les deux châteaux des Cluses (ou Clausures), Fort de la Cluse Haute, sur la rive droite de la Rome, et Château des Maures, sur la rive gauche, elle communiquait avec Mallorca, Bellpuig, Quéribus...
1313 Podium de Monte Alen. A mi distance entre Arles-sur-Tech et Prats de Mollo, dominant la route de plus de 700 mètres. La tour, de forme ovale, avait deux étages séparés par un simple plancher, l'étage supérieur voûté en dôme, avec une plate-forme. Dotée d'une chemise de protection.
1319 m. De plan carré, un appareillage de moellons calcaires éclatés, avec des angles en pierres taillées jointes à la chaux, murs d'un peu plus d'un mètre d'épaisseur. Deux étages, la porte d'entrée légèrement surélevée, une petite fenêtre au-dessus à l'étage supérieur, les murs percés de quelques meurtrières. Elle faisait partie du système défensif du château de Llo, situé sur les hauteurs du village, et permettait de mettre en relation la tour de Puigcerda et celle d'Egat. Restaurée en 2003.
Ancienne place-forte au sommet d'un ensemble de roches dominant la vallée. C'était, avec la Tour Cerdane, la pièce maîtresse d'un système défensif destiné à verrouiller la vallée du Carol. Durant le dernier quart du 14ème siècle, les tours sont rehaussées d'un mètre, des aménagements sont réalisés sur la porte, les remparts et le crénelage. De nos jours, il ne reste essentiellement que deux tours, appelées "Petit Carol", de section carrée, hautes de 4 étages, ainsi qu'une petite partie des murailles qui les entouraient.
Mentionnée en 1288. construite sur un rétrécissement de la vallée du Carol, permettant de contrôler la circulation dans la vallée. En lien avec le château de Carol et la Tour de Carol.
La tour était entourée d'une fortification, elle disposait de bâtiments pour accueillir une petite garnison. Achetée en 1308 par Jacques de Majorque, qui compléta la fortification. En 1344, c'est là qu'a été emprisonné Jacques II de Majorque, vaincu par Pierre IV d'Aragon.
Un document de 961 cite la "Guardia de Prats-Balaguer" ; un autre de 1267 mentionne un castrum... Ce "château" a vraisemblablement été construit à l’époque romaine ou wisigothique, et il lui a été attribué plusieurs rôles au cours des âges : défense du hameau de Prats-Balaguer, garde du chemin de Nuria et de la vallée, prélèvement de l’octroi, ou encore tour à signaux...
Au sommet d'un éperons rocheux, il se composait d'une tour carrée de deux étages avec plate-forme et d'un rempart qui barrait le seul côté accessible, deux courtines venant compléter l'ensemble au XVème siècle. A sa base, la tour était percée de meurtrières (actuellement bouchées). Elle communiquait directement avec El Far.
Mentionné en 1241, l'imposant château de Bellpuig était constitué d'une grande enceinte quadrangulaire flanquée de tours rondes (où la population pouvait se mettre à l'abri) et un réduit pentagonal avec une seconde enceinte, le château ou donjon; réservé au châtelain.
Mentionné en 1241, l'imposant château de Bellpuig était constitué d'une grande enceinte quadrangulaire flanquée de tours rondes (où la population pouvait se mettre à l'abri) et un réduit pentagonal avec une seconde enceinte, le château ou donjon était réservé au châtelain.
272 m Bâtie sur un plan rectangulaire (3 m x 4,80 m à l'intérieur), murs de 1,50 m, un rez-de-chaussée sur citerne et deux étagles sur plancher. Par la suite, armée de plusieurs enceintes fortifiées sucessives abritant de nombreux logements.
En relation directe avec Batère, Quéribus et Força Real ainsi qu'au château de Rasiguères, Le Castellas.
A noter que se secteur fait l'objet d'un arrêté préfectoral de protection de biotope (APPB) en raison de la présence d'une espèce rare et particulièrement sensible de rapace, l'Aigle de Bonelli.
A 1 264 m d'altitude sur une éminence rocheuse, surplombant les localités de Vernet-les-Bains, Sahorre et Casteil. Elle communicait directement avec la tour de Cabrils (Ayguatébia-Talau).
Tour ronde (12 mètres de diamètre), avec un rez-de-chaussée et deux étages, comportant chacun une salle voûtée, une porte d'entrée surélevée, crénelée (8 créneaux), des meurtrières aux deux étages encadrées par des blocs de marbre bien appareillés.
A l'origine, un château, mentionnée en 1084 comme Castellum de S. Christophori.
En relation avec les tours de la Massane, Madeloc, Batère, Fort Saint-Elme, El Far et les châteaux de Corbère, Força Real, Bélesta, Montalba et Quéribus (avant le Traité de Corbeil de 1258).
1287 m. 1ère moitié du XIVe. De base hexagonale sur trois étages communicant par un escalier, veille sur le col de Coustouges ; vue directe sur les tours de Batère, Mir, Cos, les châteaux de Montferrer, Montbolo, Torre dels Banys et la plaine à partir de Banyuls dels Aspres et Ponteilla...
Le château d'Ultrera, Castrum Vulturarium ("Château des Vautours"), est en partie une construction wisigothique (VIe-VIIe siècles) sur d'anciennes fortifications romaines dont il reste quelques traces. Anny de Pous considère sa chapelle, Sainte Marie d'Ultrera, mentionnée en 1042, comme "chapelle-observatoire". Source de conflits au XIIIe siècle entre l'archidiaconat de Sorède et à la seigneurie de Sorède, la forteresse sera prise par les Français en 1675. La seigneuresse de Sorède, Jeanne de Vilaplana, pour éviter de nouveaux conflits, la fit détruire, avec la chapelle (on fit sauter l'édifice à l'explosif).
De nos jours Ultrera est en ruine, il reste quelques pans de fortifications, les bases du donjon, quelques blocs de marbre blancs de l'antique forteresse plaqués sur le portail nord de la nouvelle chapelle castrale construite en 1681 par le chanoine François de Vilaplane, frère de Jeanne.
En réalité l'abside de la chapelle Saint-Valentin de Corts (XIIe) surélevée au XIVe pour la fortifier. Selon Roland Serres (Revue Conflent, Numéro 149, 1987), la chapelle aurait été construite à partir des fondations d'une ancienne tour à signaux du XIe. Elle servait de relais secondaire entre les deux vallées.
498 m. Mentionnée en 1130 : Losa del Far. Un Rez de Chaussée surélevé, sur citerne, deux étages sur plancher, une plate-forme sommitale reposant sur une voûte en dôme, couronnée d'un mâchicoulis circulaire. D'une hauteur totale de 17 m, avec des murs de 2,50 m d'épaisseur, elle était entourée d'une chemise de protection. La tour del Far joue un rôle prépondérant, "directement reliée avec Castelnou et Batère, et avec les châteaux d'Aguilar, de Tautavel, Peyrepertuse, Quéribus, Penna, Tuchan, Paziols, Maury, Séquerre, Ségure, Lansac et avec tous les villages de ces vicomtésé." (Anny de Pous, 1947)
Les tours de Badabanys ne présentent aujourd'hui que leurs soubassements. Celui de la "Tour grosse" (époque Majorquine), de dimensions imposantes, est fortement taluté. On distingue les vestiges de la chemise annulaire et du fossé. Une citerne à la base de la tour. Environ 200 m en aval, au nord-est, la "petite tour" (époque comtale), également ruinée, protégée par un profond fossé.
En communication avec la Tour de Goa. Durant le règne de Pierre IV, en 1346, la grosse tour est transformée, tandis que la petite est mise hors service (porte murée). Plus tard, après 1659, Vauban, occupé à la fortification de Villefranche, la fera détruire estimant qu'elle pouvait constituer une menace sur le fort Libéria en cours de construction et destiné à protéger le territoire d'assauts provenant du Vallespir ou de la Cerdagne .
812 m d'altitude- Mentionnée en 1293 sour les nom de Perabona ("Pierre Bonne"). Le signal de la Massane était relayé directement vers la Madeloc toute proche, El Far à Tautavel et la Tour de Batère en Conflent, qui diffusait ensuite l'alerte vers la Cerdagne et la vallée du Vallespir.
La tour conservera longtemps son rôle de tour de guet, elle sera complétée par une place d'ames au col de la Massane et dotée d'une garnison. Visible de partout, elle est longtemps restée un amer pour nos marins et pêcheurs.
Frappée trois fois par la foudre de 1711 à 1716, en partie effondrée, restaurée de 1982 à 1992.